Le Dr Géraldine Meller-Barrel en consultation avec Geronimo dans son cabinet de Fribourg.
Quand j'ai décroché mon Master en physiologie animale puis mon diplôme à la faculté de Liège — l'une des formations vétérinaires les plus exigeantes d'Europe —, ma mission était claire : comprendre la biologie du vivant pour mieux la protéger. J'ai commencé à exercer en région parisienne, sagement, dans les rails de la médecine classique.
Pourtant, très vite, une immense frustration s'est installée.
Dans le système conventionnel, tout est fait pour vous empêcher de « prendre le temps ». Les consultations s'enchaînent toutes les 15 minutes, la montre tourne, et l'approche devient purement symptomatique : un bouton appelle une cortisone, une digestion difficile appelle un antibiotique ou un sac de croquettes dites « spécialisées ». On applique des protocoles sur des organes, mais on ne regarde plus l'animal dans sa globalité.
Je voyais repasser les mêmes patients, mois après mois. Des ventres enflammés, des peaux détruites, des familles épuisées par des traitements lourds à répétition. J'avais l'impression de passer mes journées à éteindre le feu sans jamais chercher ce qui l'allumait.
On soignait beaucoup, mais on oubliait de nourrir, de comprendre et de prévenir. Ce n'était pas pour ça que j'étais devenue vétérinaire.

J'ai eu besoin de prendre du recul, de voyager, d'observer d'autres approches. De l'Espagne à la Nouvelle-Zélande, une certitude s'est imposée : la santé ne peut pas se résumer à une ordonnance chimique. À mon retour, je me suis formée à l'ostéopathie animale (IMAOV) puis à la naturopathie, obtenant mon diplôme certifié par la Société des Vétérinaires Suisses.
Mais quand j'ai voulu réintégrer le monde des cliniques, le mur était toujours là. Aucun établissement n'était prêt à revoir ses standards : prendre une heure par consultation, s'asseoir à même le sol, comprendre le corps, l'environnement et l'alimentation de l'animal.
Alors j'ai fait le seul choix logique : j'ai fondé mon propre cabinet, Vétolistic, à Fribourg.

Là-bas, j'ai réappris à soigner en profondeur. Mais il me manquait encore une pièce maîtresse dans le puzzle : ce qu'on met chaque jour dans la gamelle.
Vous pouvez faire la meilleure séance d'ostéopathie du monde, si vous continuez à remplir l'estomac d'un carnivore avec des ingrédients inadaptés, gorgés de chimie cachée et de sous-produits industriels, le corps finira toujours par rechuter. L'inflammation revient par la nourriture.
C'est là que j'ai croisé la route de Croq la Vie.
Mes propres animaux mangent leurs croquettes depuis des années. Au départ, j'épluchais la composition avec mes yeux de vétérinaire. Et ce qui s'est passé dans la gamelle — et surtout sur mes chiens —, ça a été flagrant.
Quand vous donnez enfin à un carnivore ce pour quoi son corps est fait, sans chimie massive cachée ni les ingrédients indigestes qu'on retrouve aujourd’hui partout, le changement saute aux yeux. Le ventre se détend, les selles redeviennent parfaites, la peau arrête de gratter, le poil retrouve son brillant. C'est presque mécanique, le corps arrête enfin de se battre à chaque repas contre sa propre nourriture.
À voir : Aux Origines de Croq la Vie — Le film documentaire.

Une pause complice en altitude lors d'une randonnée avec Kiddo.
Quand vous voyez défiler dans votre cabinet des dizaines de chiens qui souffrent pour des choses qu'on pourrait tellement éviter, vous ne pouvez plus juste rester gentiment assise derrière votre bureau. Au bout d'un moment, ça déborde. Il faut que ça sorte.
C'est pour ça que j'ai pris le micro à Radio Fribourg. Je voulais parler directement aux gens, dans leur voiture, dans leur cuisine, et leur dire : « Arrêtez de fermer les yeux. Regardez ce qu'il y a vraiment dans la gamelle de votre chien. »
Dans ce milieu, quand vous refusez la malbouffe et la surmédication, vous vous sentez vite très seule. C'est un combat usant. Échanger avec l'équipe de Croq la Vie a été une immense bouffée d'air. Je me suis dit : « Enfin. Il y a des gens de terrain qui mettent les pieds dans le plat avec la même franchise, sans rien lâcher sur la qualité. »
Aujourd'hui, on avance ensemble. On offre une tribune et des réponses concrètes à tous ces propriétaires et ces soignants qui en ont marre qu'on masque les vrais problèmes à coups de molécules.
À consulter : Découvrir les résultats santé certifiés

Ce n'est pas une question de mode. C'est juste du bon sens et du respect pour l'animal. Les résultats parlent d’eux-mêmes.
Aujourd'hui, nos animaux font face à une vraie crise sanitaire silencieuse : des inflammations chroniques, des allergies et des maladies précoces à répétition. On ne peut plus fermer les yeux ou se contenter de traiter les dégâts après coup.
Je suis fière de faire partie de ce changement. Fière d'avoir eu le courage de sortir des rails, et fière d'avancer aux côtés de gens comme l’équipe Croq la Vie pour remettre la santé réelle et l'éthique au centre. Si notre démarche permet de protéger nos animaux, d'éclairer les propriétaires et de redonner de l'espoir à d'autres vétérinaires pour inverser la vapeur, alors on aura accompli notre mission.